Print vs web

Quel avenir pour la presse papier ? Au regard du web, une peau de chagrin. Les restructurations chez les grands éditeurs de journaux défraient la chronique régulièrement. Cette évolution vers le web est inéluctable pour deux raisons fondamentales, me semble-t-il : l'immédiateté et la gratuité de l'information. Il faudra bien s'y faire...et pour le plus grand sourire de la planète : moins d'arbres abattus pour la production de la pâte à papier, sans compter les quantités d'eau économisées nécessaires à sa fabrication.

 

- Immédiateté : s'informer à tout moment, partout, d'un simple clic, voilà le quotidien des lecteurs de journaux...sur le web. Le journaliste également doit évoluer en s'adaptant à l'outil Internet et à ses spécificités en terme notamment, de lecture et d'ergonomie.

 

- Gratuité : la gratuité est désormais "l'appel d'offre" inévitable sur Internet, surtout pour ce qu'on nomme "l'actu". A quoi bon acheter un quotidien alors que je suis informé en me connectant sur Internet en quelques clics et gratuitement ? Ce qui deviendra payant, ce seront les dossiers sur des thématiques précises qui nécessitent une valeur ajoutée journalistique ou des investigations longues ou couteuses. Telle est la nouvelle donne de l'information et c'est une réelle problématique que doivent résoudre les grands groupes de presse "papier" pour ne pas purement et simplement...disparaître.

 

Prolongements :

 

http://www.erwanngaucher.com/25112011Les-quotidiens-francais-sont-ils-condamnes--,1.media?a=755

 

http://www.erwanngaucher.com/30112011La-crise-de-la-presse-vue-par-une-vendeuse-de-moins-en-moins-de-journaux,1.media?a=759

L’économie à l’aune de la physique complexe

Excellent article exhaustif signé de mon Maître, Marc HALEVY à lire (et diffuser autour de vous) absolument :

 

http://prospective-vivredemain.com/2011/12/12/leconomie-a-laune-de-la-physique-complexe-par-marc-halevy/#comment-24

L’entreprise de demain dans la nouvelle économie et les niches

2010 - 2015 : les années rebonds ?

Quelques pistes sur les métiers émergeants.
Repérages - tendances et idées de busine
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Economie numérique et gratuité

Quelle étrange économie est en train de se développer sous nos yeux, celle de la gratuité. Regardez déjà l'impact sur l'industrie du disque et du cinéma. La digitalisation des données et le peer to peer ont fait flancher les majors, qui faute de s'adapter, sont condamnées à terme (un peu comme les dinosaures dans la préhistoire). Les artistes ne vivent plus aujourd'hui de la vente de CD, mais des recettes de leurs concerts et du merchandising (produits dérivés). Ce phénomène est irréversible. C'est une toute nouvelle économie qui reste à définir. D'ailleurs, à quoi sert encore le support CD alors que tout est quasiment disponible sur Internet et duplicable à l'infini sur des téléphones portables et I-pod ?

 

Pour prolonger la réflexion, je vous invite à lire cet article signé de Jacques ATTALI : http://www.attali.com/actualite/blog/micro-economie/tout-gratuit

Le tout numérique, c'est écologique !

A l'heure où la protection de la planète est une nécessité absolue pour la survie de l'humanité, les potentialités de la digitalisation, du numérique sont en quelque sorte salvatrices. Nous avons à notre disposition tous les outils pour, à la fois, lutter contre les gaspillages et protéger l'environnement.

 

Prenons quelques exemples :

 

- combien d'arbres / de forêts détruit-on pour fabriquer la pâte à papier des cartes de visite, des cartes de voeux, des prospectus publicitaires, des imprimés pour les impôts, des documents administratifs en tout genre, des curriculum vitae (sans compter le coût des enveloppes et des timbres) ?...tout cela est parfaitement inutile en version papier aujourd'hui si on réfléchit deux secondes ! Tout peut être numérisé et mis en ligne sur Internet, envoyé par mail ou éventuellement par un simple SMS sur un téléphone portable. Vous allez me dire : quid du métier d'imprimeur ? Il devra inéluctablement évoluer. Regardez les photographes, ils ont subi une mutation due notamment à l'abandon de l'appareil argentique au profit du numérique, et ceux qui n'ont pas innové, qui ne se sont pas adaptés dans leurs activités ont tout simplement disparu.

 

Ce processus de digitalisation de pans entiers de l'économie est irréversible (on le voit déjà en ce qui concerne les journaux cf. article ci-dessus : "Print vs web").

 

- Sur un plan professionnel, est-il indispensable / utile de se voir physiquement lors des réunions ? Envoyer son salarié à l'autre bout de la France, voire du monde, pour des réunions a deux coûts exhorbitants : en carbone (voiture / avion) et en temps (chronophage). Nous avons des outils qui fonctionnent parfaitement et qui peuvent limiter tous ces déplacements physiques d'humains : visioconférence par SKYPE, etc. Là encore Internet est un fabuleux moyen de communication si l'on sait s'en servir à bon escient. Quand on pense que, bien souvent, toutes ces réunions durent une heure ou deux seulement ! Que de gaspillage ! Reste aux managers à revoir leur manière de piloter à distance leur équipe, ce qui suppose un management fondé sur la confiance.

 

Je pourrais évoquer aussi la mutation qui s'opère dans le domaine de la musique et du cinéma. La dématérialisation est en marche pour le plus grand bien de la planète (moins de CD rom, moins de DVD fabriqués). Le support devient accessoire par rapport au contenu.  Désormais, on télécharge directement la musique ou le film sur son ordinateur ou I-pod.

La fin du "tout neuf" est-elle programmée ?

Il y a une lame de fond qui traverse nos pays occidentaux des Etats-Unis à l'Europe. Comme si, le consommateur, l'homme, se rendait compte que posséder, acheter toujours plus et toujours neuf, n'avait aucune justification particulière et absolument nécessaire. L'effondrement de l'idéologie marchande qui est en marche et l'entrée dans cette société de la connaissance, accélère cette prise de conscience pour le plus grand bien du porte-monnaie mais aussi et surtout de la planète. Enfin, nous allons, de nouveau, bâtir un référent qui sera la valeur d'usage et non plus la valeur d'échange. Cette nouvelle façon de consommer est déjà en marche, elle porte un nom : "la consommation collaborative".

 

Sur ce sujet, je vous invite à lire l'article ci-dessous (paru sur www.ceriseclub.com) pour mieux en comprendre la philosophie :

 

La « consommation collaborative » : Antidote à la crise?

Hausse des prix, salaires qui stagnent, nombre de demandeurs d’emplois en forte augmentation. N’en jetez plus. La coupe (budgétaire ?) est pleine. La rédaction de CeriseClub aimerait vous éviter la (trop) longue litanie des difficultés quotidiennes rencontrées par la majorité des Français. C’est pourtant une réalité. Loin de l’individualisme qui semble régner dans notre société, de nouvelles formes d’entraide apparaissent. Ces dernières sont réunies sous le terme générique de « consommation collaborative ». Certes, l’entraide a toujours existé. Dormir sur le canapé d’un cousin à l’autre bout du monde, prêter sa tondeuse à gazon au voisin ou partager sa voiture avec ses collègues sont des usages qui ne datent pas du web. Cependant, les nouvelles technologies ont changé la donne. Désormais, ce partage s’opère avec de parfait(e)s inconnu(e)s. Un essor largement amplifié par la Toile à partir des années 2000. Tour d’horizon de quelques initiatives (liste non exhaustive). Conseils étayés par un article du site terraeco.net.

Qu’est-ce que la « consommation collaborative » ? Ce mouvement est né aux Etats-Unis, sous l’impulsion de Rachel Botsman. Concrètement, on peut la définir comme un modèle économique où l’usage prédomine sur la propriété. Il ne s’agit pas d’une diatribe lancée contre la société consumériste. La population consomme toujours mais de manière plus raisonnée.

 

Concernant l’alimentation, citons le système des AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Implantées aux quatre coins de l’Hexagone, ces « assoces » prônent « la création d’un lien direct entre paysans et consommateurs. Ces derniers s’engagent à acheter la production (de saison) de l’agriculteur à un prix équitable et en payant par avance ». En acceptant également le risque météorologique lié à la culture en extérieure. Dans ce cas, c’est le circuit court sur un même territoire qui est privilégié. Contrairement au système de la grande distribution, où la multiplicité des intermédiaires n’assure souvent pas un prix d’achat décent au producteur. Ni, du reste, au consommateur lors de son passage en caisse.

 

Le domaine automobile offre également des alternatives intéressantes notamment pout le porte-monnaie des utilisateurs. Prix du carburant oblige. Qu’il s’agisse des déplacements quotidiens (domicile-travail) ou occasionnels (congés). L’un des sites Internet les plus connus est covoiturage.fr. Le principe ? Mettre en relation des conducteurs qui proposent des trajets et des passagers qui cherchent un chauffeur. Les avantages : Le gain est d’abord financier. Les frais d’essence étant divisés entre les covoitureurs. Par rapport au train, le prix est imbattable pour quelqu’un qui n’a pas droit à un tarif réduit. De plus, le trajet est moins monotone. Reste la question de la confiance entre conducteur et passager. Pas toujours évident de covoiturer avec un(e) inconnu(e). Même si le respect est, dans la plupart des cas, au cœur de ce mode de transport alternatif. Une fonctionnalité du site permet de laisser un avis aussi bien sur les conducteurs que sur les passagers. Conseil de bon sens de la rédaction de CeriseClub : Fuyez les conducteurs ayant des profils aux avis négatifs. Privilégiez les commentaires positifs. Vous limiterez les risques. D’autres sites existent concernant les voitures. En vrac, on peut citer cityzencar.com (location de voitures entre particuliers avec ou sans échange de clés), monsieurparking.com (parking chez l’habitant) ou expediezentrevous.com (covoiturage de colis).

 

Les globe-trotters qui n’ont rien contre le fait de dormir dans un clic-clac chez un habitant du monde entier, verront dans le couchsurfing une formule enrichissante. Tant pour leurs finances que pour les rencontres humaines qui en découlent. Les citadins, en mal de compagnie (autre que leur ordinateur portable ou un miroir), à l’heure du déjeuner notamment,  apprécieront certainement le principe du colunching. Un site qui propose des mettre en relation des personnes dans le but de partager un repas convivial.

 

Le troc et le don sont aussi au cœur de ces échanges. Que ce soit de maisons pour les vacances, vêtements, de livres, d’objets. En local, les S.E.L (Systèmes d’Echanges Locaux) privilégient l’échange de compétences comme monnaie d’échange. Par exemple, votre enfant a besoin de cours de soutien en Français. Vous allez offrir vos compétences en plomberie à la personne contre 1 heure dans la matière en question. les compétences de chacun sont matérialisées par des « grains de S.E.L ».

 

Parlons également du coworking. Plus que le but d’économiser de l’argent, la visée du coworking semble être de réunir des individus aux compétences communes dans un environnement de travail ouvert. Cela permet d’avoir accès à des outils tels la connexion internet, les salles de réunion et de créér un réseau professionnel. Le coworking est très répandu à Paris mais aussi dans des villes plus ou moins grandes. Surtout dans les milieux de la communication (graphistes, community managers, freelance, rédacteurs web), du journalisme (pigistes) et le monde artistique.

 

Autre article paru sur le site du Nouvel Observateur :

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20111128.OBS5480/l-emergence-de-la-consommation-collaborative.html